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Surveillance d’un malade sous plâtre / résine

CONSEILS AU PATIENT ET SIGNES D’ALERTE

Un plâtre bien fait ne doit pas provoquer de douleur. Le patient doit contacter immédiatement un médecin si :

  • la douleur augmente ou n’est pas calmée par les antalgiques ;
  • il existe une sensation de plâtre trop étroit ou de pression excessive ;
  • apparaissent des paresthésies (fourmillements, engourdissements) ou une perte de mobilité des doigts ou des orteils ;
  • les extrémités deviennent froides, blanches ou cyanosées ;
  • une odeur nauséabonde ou des taches apparaissent sur le plâtre (signe de macération ou d’infection).

Consignes de vie : surélever le membre au-dessus du niveau du cœur, pratiquer des exercices isométriques sous plâtre, garder le plâtre au sec et ne jamais le vernir. La conduite automobile est interdite.

URGENCES : COMPLICATIONS MAJEURES

  • Syndrome compartimental (syndrome de loge) : urgence chirurgicale absolue. Il est suspecté devant une douleur intense, disproportionnée, exacerbée par l’étirement passif. Les pouls sont souvent conservés au début. Fendre ou enlever le plâtre immédiatement. Si la douleur ne cède pas immédiatement, une ouverture chirurgicale des loges est indiquée.
  • Complications thromboemboliques : phlébite suspectée devant une douleur du mollet, une tachycardie ou un fébricule, avec risque d’embolie pulmonaire. Une prévention par HBPM est impérative chez le sujet pubère pour tout plâtre du membre inférieur.
  • Compressions locales :
    • nerveuses : atteinte du nerf fibulaire commun au col de la fibula ou du nerf ulnaire au coude ;
    • cutanées : escarres sous plâtre au niveau des saillies osseuses (douleur localisée, taches, odeur).

SUIVI ET ORIENTATION

  • Calendrier radioclinique : les contrôles systématiques avec le plâtre sont recommandés à J2, J8, J21 et J45.
  • Déplacement sous plâtre : il doit être recherché systématiquement, surtout durant les trois premières semaines. Il est favorisé par la fonte de l’œdème ou l’amyotrophie.
  • Efficacité : si le membre « flotte » dans un plâtre trop lâche, celui-ci doit être circularisé ou refait.
  • Ablation : elle ne doit jamais être pratiquée par le patient lui-même. Après l’ablation, une rééducation est souvent nécessaire pour lutter contre la raideur et l’amyotrophie.
Trois règles de sécurité : retirer immédiatement tout plâtre mal supporté, retirer immédiatement un plâtre en cas de déficit neurologique et demander une radiographie avec le plâtre